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Favoriser le rapprochement des membres, développer la solidarité et l’esprit communautaire pour vivre ensemble notre foi au Christ et aller à la rencontre des distancés, en nous engageant aux côtés des plus démunis, par exemple, constituent des buts de la nouvelle organisation de l’EREN.
Dans une société où l'isolement gagne du terrain ainsi que la pauvreté, la diaconie de proximité se veut précisément un outil pour favoriser la solidarité dans les paroisses. Ce n’est pas une idée nouvelle, mais c’est une nouvelle manière de parler de l’entraide de voisinage, de la soutenir et de la développer.
Si la vie moderne a rapproché le monde de chacun, elle a aussi, dans une certaine mesure, éloigné les voisins. La solidarité et l’entraide de voisinage ne sont plus aussi évidentes qu’autrefois, particulièrement dans les villes. Il est nécessaire de les soutenir et de les encourager. La diaconie de proximité propose de réfléchir à des projets de solidarité et de les mettre en œuvre dans des groupes de permanents et de bénévoles.
Si, par exemple, un groupe de paroissiens a l’idée de concevoir, lors d’une fête, un stand destiné à favoriser les contacts avec les familles ou veut s’organiser pour accueillir des enfants étrangers, pour leur faciliter l’apprentissage de la langue, la diaconie de proximité peut l'aider dans la réalisation de ces projets. Son expérience et ses contacts sont une aide précieuse pour le groupe de bénévoles. Le soutien que le groupe reçoit lui permet de faire progresser son projet.
Rendu public en 1994, le rapport du Conseil synodal «Vers un nouvel élan de vie» mentionnait déjà la diaconie de proximité en proposant que chaque paroisse mette sur pied un réseau de diaconie de proximité.
A l’initiative du directeur du Centre Social Protestant (CSP), un groupe de réflexion avait proposé, dans un rapport au Conseil synodal datant de 1998, de consacrer des postes des paroisses à ce ministère, en lien avec le CSP. Trouvant l’idée excellente, le Conseil synodal avait suggéré d’attendre la mise en place des nouvelles structures. Aujourd'hui, deux paroisses ont fait le pas et ont consacré chacune un demi poste à la diaconie de proximité. Il s’agit de la paroisse du Joran et de celle de la Chaux-de-Fonds. Ce sont des expériences intéressantes que le Conseil synodal est heureux de suivre et de voir se développer.
Le CSP est le «bras diaconal» de l’EREN. C’est un centre social polyvalent, bien intégré dans l’action sociale cantonale, un organe au service de tous ceux qui ont besoin de lui. Il est soutenu par les paroisses et travaille d’une certaine manière en leur nom. Il ne les décharge cependant pas de tout souci d’entraide et de solidarité.
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Comme le souligne le rapport de 1998, la diaconie de proximité n’a pas besoin d’être inventée. Elle existe déjà sous des formes multiples, même sans porter ce nom. De nombreux groupes de bénévoles, en lien ou non avec les paroisses, sont au travail sur le terrain: les visiteurs de personnes âgées, les personnes qui portent les repas à domicile, les chauffeurs bénévoles, l’accueil des écoliers, l’aide aux devoirs, etc.
Pour accomplir ces tâches, les bénévoles ont cependant souvent besoin de se rattacher à un groupe. Pour se développer, durer et accroître leurs compétences, il est utile que ces groupes puissent bénéficier de l’appui d’un animateur. C’est dans la création et l’animation de tels groupes que se situe le champ d’action de la diaconie de proximité.
Le Conseil synodal encourage le développement, dans nos paroisses, de ce domaine de la mission de l’Eglise, pour voir apporter l’Evangile à nos contemporains par la parole, mais aussi par les actes. Un Evangile qui appelle à la solidarité et l’entraide, parce que tous nous sommes filles et fils de Dieu, donc profondément proches et dépendants les uns des autres. L'entraide et la solidarité sont à la portée de chacun. Le renouvellement de leur mise en œuvre est un défi pour notre époque auquel nous ne manquons pas d’être encore plus sensibles à l’approche de la fête de Noël.
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