La Vie Protestante neuchâteloise
n° 161 • février 2004
Ronron, dormons
Corinne Baumann

Le bruit artificiel est partout: difficile de trouver un endroit public qui ne soit pas baigné, voire noyé de bruits de fond. Comme si le silence faisait peur, et qu'il s'agissait de le casser. Le professeur français David Le Breton a consacré un ouvrage au sujet. Le présent article y fait référence.  

Le mur du son
Cédric Némitz

Notre système ne cesse de clâmer qu'il est «époque de progrès». Certes, la technique facilite grandement notre existence. Sur tous les plans, sauf sur celui du bruit! Un bruit qui est toujours plus source de stress et d'agressivité, et que les Français dénoncent comme la première nuisance en ville, devant la pollution ou l'insécurité!  

Bien plus loin que les mots et les images
Fabrice Demarle

Dieu n'est pas «visible»; personne ne l'a jamais vu. Et pourtant - grave danger! -, d'aucuns affirment savoir à quoi il ressemble... La Bible a une très jolie formule pour «décrire» Dieu: Il est, dit-elle, dans le bruit d'un léger silence...  

Silence vendeur... silence vendu
Laure Devaux

Le silence s'est transformé en argument de vente. Les appareils ménagers, les destinations de vacances, et même certains hôtels le placent au rang de qualité première. Mais les vertus de ce silence-là sont-elles réellement celles que l'on souhaite trouver et vivre?  

Pas un gage de spiritualité
Bernard Du Pasquier

L'auteur n'est pas à proprement parler opposé au silence. Il ne le considère toutefois pas comme une garantie de spiritualité profonde, contrairement à ce qui est souvent estimé dans l'Eglise.  

Privilégier le dedans
Jean-Samuel Bucher

L'auteur pratique et apprécie le silence. A travers deux souvenirs, il explique les raisons de ce besoin. Et de conclure: «Il faut «la boucler» afin que Celui qui est Parole... ait voix au chapitre!»  

Lorsque silence rime avec souffrance, violence, viol...
Mary-Jeanne Robert

Le Centre social protestant s'occupe de gens, des femmes en particulier, requérants d'asile, qui ont été violés lors d'une guerre, et qui ont dû attendre des années avant de pouvoir évoquer le drame qui les étouffe jusqu'à leur donner envie de mourir. Un retour dans leur pays d'origine peut dans ces cas-là être synonyme de retour en enfer qu'il s'agit d'éviter à tout prix.  

Les secrets de famille ou les murs du silence
Raphaël Gerber

Des événements pénibles peuvent empoisonner des familles sur plusieurs générations, simplement parce que les personnes concernées à l'origine n'en parlent pas. Or, ces secrets, si durs soient-ils, devraient être révélés, débattus car la violence des silences est plus destructrice que la mise en mots, même douloureuse, du vécu.   

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