La Vie Protestante neuchâteloise
n° 162 • mars 2004
Budget et priorités
à savoir

En proie à de graves difficultés financières, de nombreuses personnes en viennent à consulter des services sociaux comme le CSP pour pallier le déséquilibre d’un budget le plus souvent mis à mal par une baisse de revenu ou une augmentation des charges du ménage.

Parler d’argent, parler de son budget, c’est parler de soi, de son mode de vie et de ses projets personnels ou familiaux. De nécessité ou de confort, chaque dépense se répercute dans le budget et la vie de famille. Ainsi toute décision d’achat ou nouvelle dépense implique une économie d’argent au détriment d’autres postes du budget, à moins que ces nouveaux frais ne soient compensés par un revenu complémentaire. Des dépenses plus élevées que les revenus font s’enchaîner les retards de paiements et débouchent, parfois, sur les commandements de payer de l’Office des Poursuites (OP). C’est souvent là que les personnes, en proie à la panique, prennent contact avec un assistant social.

Comment s’en sortir?
Dans le meilleur des cas, les personnes peuvent négocier des arrangements de paiement avec leurs créanciers. Elles prennent alors conscience de la nécessité de réduire d’autres dépenses si elles veulent être en mesure d’assumer les engagements pris ainsi que les charges courantes, telles que loyer, assurance-maladie, impôts, électricité, notamment. On pourra parler de désendettement si aucune dette ne subsiste à l’issue du remboursement des arriérés auprès des créanciers. Malheureusement, dans la plupart des cas, les situations sont telles qu’aucun arrangement avec les créanciers n’est envisageable et l’intervention de l’OP devient inéluctable.

Quand l’OP s’en mêle
Lors d’une saisie de salaire effectuée par l’OP, le choix et l’ordre du paiement de certaines factures s’avèrent davantage «guidés». En effet, en dehors du «forfait» destiné à l’entretien de la famille, seuls quelques frais sont inclus dans le calcul du minimum vital après saisie, à savoir le loyer, les primes d’assurance-maladie, la pension alimentaire, les dépenses professionnelles et de crèche ainsi que d’autres frais laissés à la libre appréciation de l’huissier. Si donc vous payez vos impôts ou remboursez votre petit crédit – à une banque ou un ami –, l’huissier n’en tiendra pas compte.

Quant aux paiements des frais d’électricité, de ménage, de voiture et des primes d’assurances vie, ils ne font pas l’objet d’un décompte à part, mais sont à prélever dans le «forfait d’entretien» au même titre que l’achat de nourriture et de vêtements. Il est impératif de s’en souvenir lors de la préparation des paiements. Si l’une de ces dépenses classées hors «forfait d’entretien», mais inclue dans le calcul du minimum vital de l’OP, n’est plus payée, le créancier peut alors faire reconnaître sa créance en justice. Dans le cas du loyer, la somme correspondante serait alors retenue par l’huissier en sus de la saisie sur salaire déjà opérée. Une telle situation pouvant compromettre le paiement de ses prochains loyers, cette famille court alors le risque d’être expulsée avec de très faibles chances de trouver un autre logement.

Opérer des choix conscients et réfléchis
Lorsque les revenus diminuent ou que les charges augmentent, quelle qu’en soit l’origine, il importe de revoir chaque poste du budget, afin de le rééquilibrer au mieux. Cela implique évidemment de procéder à diverses réductions et «concessions», notamment au niveau des frais non fixes et/ou compressibles tels que l’épargne pour les vacances, les sorties, l’argent de poche, les dépenses personnelles ou de téléphone. Parmi les moyens de diminuer les frais fixes, on relèvera le changement d’appartement au profit d’un loyer meilleur marché. Chaque situation est à analyser au cas par cas.  

I. Baume

contacter le CSP

à Neuchâtel
11, rue des Parcs

tél. 032 722 19 60


à La Chaux-de-Fonds
23 rue Temple-Allemand

tél. 032 967 99 70

   
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