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Quels débouchés professionnels pour celles et ceux que la vie a laissé sur le carreau? Collaboratrice au secteur «Insertion» de La Joliette, Catherine Garrigues Schneider dresse la liste des opportunités de formation.
Alors que des travaux sont menés pour recenser les besoins et dresser un état des lieux en matière d’insertion et de formation cf. l’enquête «L’offre, l’organisation et le fonctionnement des programmes: votre avis!» et au moment où des directives doivent clarifier et recadrer les conditions pour y accéder, il semble utile de brosser un rapide tableau de la situation actuelle pour les personnes relevant de l’aide sociale et pour les chômeurs.
D’emblée, il faut rappeler que la prise en charge de la formation relève, selon le Code Civil, de l’«obligation d’entretien» des parents tant que les enfants n’ont pas les moyens d’y subvenir par eux-mêmes. Si ce soutien n’est pas ou plus possible, l’aide sociale intervient alors dans les cas suivants:
- s'il s’agit d’une première formation ou quand la personne n’a pas de diplôme;
- pour compléter une bourse d’étude (si celle-ci a été refusée, il ne peut y avoir de prise en charge);
- pour fournir un complément de revenu (avec participation financière du bénéficiaire).
Dans les faits, la recherche de solutions est très souvent menée par le réseau local d’intervenants qui s’est tissé autour de la personne.
Pour les chômeurs, c’est l’assurance-chômage qui alloue des prestations financières dans le cadre des mesures relatives au marché du travail. Les objectifs poursuivis sont les suivants:
- l’amélioration de l’aptitude au placement des assurés pour une insertion rapide et durable;
- la promotion des qualifications professionnelles, en fonction des besoins du marché du travail;
- la diminution des risques de chômage «longue durée»;
- l’accès à une expérience professionnelle.
Parmi les critères déterminants, on cherchera la meilleure adéquation possible entre le parcours antérieur de la personne, ses propres objectifs professionnels et les attentes du marché du travail.
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Dans ce cas, le coût des stages en entreprises et ceux de la formation sont pris en charge.
Faire ses expériences
Parallèlement aux dispositions de financement, signalons le rôle important que jouent les programmes d’emploi temporaire pour les personnes les plus en difficulté. Il s’agit là de formations plus informelles privilégiant l’expérience du terrain qui permettent l’émergence de compétences et l’acquisition de savoir-faire dans un environnement pratique.
Chemins à inventer
Malgré ces différentes mesures, il faut bien admettre que bons nombres d’interrogations demeurent… L’insertion peut-elle être rapide et durable tout à la fois, dans un contexte de durcissement où les changements tendent à s’accélérer? Quelles alternatives pour respecter le cheminement de celles et ceux dont l’insertion tant professionnelle que sociale se fait le plus souvent par étapes? En attendant des réponses satisfaisantes, relevons encore l’effet bénéfique du tissu relationnel, ce réseau informel dans lequel chacun peut s’impliquer à son niveau.
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Catherine Garrigues Schneider
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à Neuchâtel
11, rue des Parcs
tél. 032 722 19 60
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à La Chaux-de-Fonds
23 rue Temple-Allemand
tél. 032 967 99 70
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