La Vie Protestante neuchâteloise
n° 165 • juin 2004
Une nécessité, sans plus
Cédric Némitz

Le travail, selon la Bible, n'est pas une finalité en soi, une vertu sans égale. Il est utile, sert à gagner de quoi vivre, mais ne jouit pas de la considération qui est la sienne aujourd'hui. Pour la Bible, l'important est ailleurs: dans le respect des Commandements divins et dans la fidélité à Dieu.   

Mort aux oisifs!
Corinne Baumann

La culture protestante tient le travail en très haute considération. Mieux, elle lui voue pratiquement un véritable culte. Les Réformateurs le considéraient comme un mandat divin et condamnaient sévèrement tout ce qui s'apparentait à de la paresse. Quiconque ne travaille pas n'est pas digne d'être nourri, affirmaient-ils.  

Insécurité généralisée
Pierre Ammann

Société de progrès, vraiment? Le monde du travail a de la peine a s'identifier aujourd'hui à cette formule. Les pressions exercées au quotidien sur les emplois et les salaires pèsent de plus en plus sur les conditions de travail. Et sur les familles, qui ne parviennent souvent plus à offrir le ressourcement qu'elles assuraient précédemment.   

Le profit à mort? Non merci!
Catherine Laubscher Paratte

La croissance économique devait apporter un surcroît de bien-être à tout le monde. Or, elle ne profite qu'aux plus nantis. Pour garantir que l'humain n'est pas sacrifié sur l'autel du rendement à tout prix, on évoque des critères éthiques, censés certifier que les entreprises se comportent correctement vis-à-vis de leurs employés. Il faut désormais veiller à ce que cette éthique ne devienne pas un instrument de marketing!   

Ceux de l'ombre
Laurent Borel

Travailler n'est pas toujours une partie de plaisir. Pour beaucoup de gens, assignés à des emplois répétitifs ou modestes, le travail est une occupation qui fait mal, au corps comme à l'âme. «Et si les cols blancs, bien à l'abri de la sueur dans leurs fauteuils ergonomiques, sortaient de leurs bureaux climatisés pour aller voir de près ceux qui s'esquintent la santé au travail!», suggère, en résumé, l'auteur.  

Vers un autre travail?
Pierre-Alain Heubi

Sommes-nous condamnés à travailler dans des entreprises où les décideurs décident, et sont mieux payés que ceux à qui ils donnent des ordres? Ne serait-il pas plus rentable que les lieux de travail favorisent le dialogue, la créativité plutôt que les rapports strictement hiérarchisés? L'auteur s'interroge, et cite quelques exemples de structures où des liens, à la fois professionnels et humains, unissent les collaborateurs.   

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