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Chargé de mission par l’ONU, l’ancien conseiller fédéral Adolf Ogi a présenté aux membres des clubs service du canton, réunis le 14 décembre dernier à la Cité universitaire de Neuchâtel, les projets des Nations Unies pour faire du sport un instrument de paix.
Avec le charisme qu’on lui connaît, l’ancien conseiller fédéral a montré que la pratique du sport pouvait développer la capacité:
• de respecter les règles du jeu
• d’accepter les décisions de l’arbitre
• de trouver sa place • de se dépasser soi-même
• de gagner
• de perdre.
Ces comportements sont nécessaires pour vivre en société, et le sport peut être l’instrument privilégié de leur apprentissage. Pourtant, le sport professionnel trahit souvent cet idéal, comme l’a fait remarquer l’un des nombreux participants à cette conférence. Pour M. Ogi, ces dérives ne sauraient nous faire oublier les très nombreux aspects positifs de l’activité sportive, qu’elle soit pratiquée par des amateurs ou non.
Pour ceux qui tissent (et réparent) inlassablement les nombreux fils de la vie communautaire dans les paroisses et lieux de vie du canton, le rappel onusien, aussi élémentaire soit-il, est encourageant. La responsabilité première des paroisses est de développer la vie spirituelle et communautaire; c’est-à-dire de créer des équipes au service d’un but commun. L’engagement même dans des groupes, au sein des centres d’activités des paroisses, par exemple; la participation à la création d’un projet et sa mise en oeuvre, la possibilité de prendre la parole en public, de défendre une argumentation en Synode peuvent devenir un facteur de progrès personnel, voire de dépassement de soi, développant des aptitudes utiles à une vie en société empreinte de respect.
Dans l’une des nouvelles paroisses du canton, la préparation du Noël des familles s’est faite pour la première fois en commun, entre deux lieux de vie. Deux groupes d’enfants se sont donc retrouvés pour préparer, avec leurs jeunes moniteurs, la même saynète, qui a été jouée à l’occasion d’un culte, par l’un des groupes dans son lieu de vie et par l’autre dans le village d’à côté. Une certaine émulation est née de cette rencontre, tant entre les enfants qu’entre leurs responsables. «On est presque aussi nombreux que ceux de l’autre groupe», disait l’une des monitrices sans pouvoir cacher sa satisfaction. Certains moniteurs ont même participé aux deux cultes pour comparer l’interprétation du premier et du deuxième groupe.
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De fait, on pouvait constater l’augmentation de la participation des enfants comme des parents à chacune de ces fêtes. Cette première expérience stimulante demande à être confirmée, bien sûr.
Utiliser le sport, dans ce qu’il a de plus noble, comme métaphore, l’apôtre Paul l’a fait à plusieurs reprises. Il a comparé la vie chrétienne à celle de l’athlète discipliné, fixé sur le but, gravissant la plus haute marche du podium. Certes, tout n’est pas dit par ces images sportives, ni d’ailleurs par le message de l’émissaire des Nations Unies. Le coeur n’est pas dévoilé, ni la motivation ultime qui donne naissance à tel ou tel engagement; et surtout pas, ce mystère qui nous fait regarder tout être comme un parent; parce qu’à Noël, un frère nous a été donné, le prince de paix.
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Isabelle Ott-Bächler
(Photo: L. Borel)
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En ce début d’année…
Faire halte dans le tumulte du temps
Donner de l’espace à la quête du sens
Laisser l’instant s’ouvrir aux retrouvailles
Tramer les fils de la patience jusqu’à toi,
Tel un corps de femme tissant l’enfant à naître,
Pour te rejoindre enfin là où le silence éclôt.
Francine Carillo, Traces vives
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