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Echelle est destiné à l’intégration sociale et professionnelle réfugiés. Hélène Dorsaz, qui y collabore, décrit les principaux «barreaux» de ce programme né d’une collaboration entre la Croix-Rouge du canton de Berne et le Centre social protestant (CSP) de Neuchâtel.
Échelle a débuté en avril dernier. Une quarantaine de réfugiés - en possession d’un permis B - y prennent part afin de cheminer vers un devenir professionnel. Dans leurs têtes: la richesse de leur Bosnie ou leur Ethiopie natale, mais aussi des blessures qui ont marqué l’âme, parfois la chair.
Financé à 80% par la Confédération via l’OSAR (Organisation suisse d’aide aux réfugiés), ce programme du CSP de Neuchâtel (pour le canton de Neuchâtel) et de la Croix-Rouge du canton de Berne (pour la partie francophone du canton) élabore avec chacun de ses clients le projet professionnel le mieux adapté à sa situation. Pour ce faire, différents paramètres sont pris en compte: les motivations du client, les possibilités réelles de formation ou de trouver un poste de travail dans son domaine, cela en tenant compte de sa formation antérieure, des équivalences qu’il a pu obtenir en Suisse, de son âge, de sa situation de famille, de la place réservée par les différents secteurs d’activité à des personnes appartenant à d’autres ethnies, etc.
Parvenir à construire sa vie professionnelle implique évidemment une bonne maîtrise de la langue française. Cela ne va pas de soi, en particulier pour les femmes qui ont souvent comme priorité d’élever les enfants, et dont l’un des rôles consiste à leur transmettre la langue maternelle. Pour pallier cette difficulté, Echelle propose tout au long de l’année des cours de français, avec des possibilités de garderie pour les enfants.
Les différences culturelles sont, pour les réfugiés, source d’autres difficultés, comme être au courant des usages en vigueur dans le monde du travail suisse, ou connaître le système politique et le fonctionnement des assurances. Là aussi, des cours ont été créés, accompagnés au besoin d’une information individuelle.
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L’esprit d’Echelle, c’est un travail en lien avec des structures déjà existantes: par exemple Recif, centre de rencontre pour les femmes migrantes, ou Profora Bejune, spécialisé dans l’enseignement aux réfugiés, notamment de l’informatique; ou encore des associations comme le Mouvement des aînés de Neuchâtel ou Lecture et Compagnie, dont les bénévoles désirent être en contact avec des personnes d’autres cultures.
S’intégrer professionnellement suppose bien sûr, pour les réfugiés, un nombre impressionnant de changements. Mais cette intégration nous bouscule, nous aussi, car elle interroge, met en question notre propre culture. Elle n’oublie pas cependant de distiller ses petits cadeaux quotidiens: la beauté d’un maquillage des mains au henné, quelques mots de peul qui nous transportent en Guinée-Bissau, la découverte du système de parenté d’une des deux principales tribus de Somalie… La liste est infinie!
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Hélène Dorsaz
(Photo: L. Borel)
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à Neuchâtel
11, rue des Parcs
tél. 032 722 19 60
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à La Chaux-de-Fonds
23 rue Temple-Allemand
tél. 032 967 99 70
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