La Vie Protestante neuchâteloise
n° 177 • septembre 2005
Qui suis-je, où cours-je, à quoi sers-je?...
Laurent Borel

Les pasteurs ne savent plus trop de quoi est véritablement fait leur ministère. Censés être des prédicateurs, des guides spirituels, ils se retrouvent au four et au moulin de leur paroisse. Une situation frustrante dans la mesure où ils ont le sentiment de n'intéresser plus personne et de s'épuiser à courir de gauche et de droite au détriment et de leur santé et de leur vie de famille.  

Dis papa, c’est quoi un pasteur?
Philippe Kneubühler

L'auteur du présent article est lui-même pasteur. Il perçoit dès lors directement ce qui «cloche» dans l'exercice du ministère pastoral actuel. Pour éviter une crise ou un naufrage de la profession, il suggère une série de mesures concrètes permettant aux intéressés de mieux savoir à quoi ils servent. Ces mesures concernent notamment l'établissement de cahiers des charges infiniment plus clairs et précis que ceux qui sont en vigueur aujourd'hui.  

Un tas, un flot, que dis-je, une avalanche...
Laurent Borel

Si les pasteurs sont désorientés parce qu'ils ne savent plus trop à quoi ils servent, cela tient en partie au fait que les attentes dont ils sont l'objet ne sont pas précises. Le public auquel ils sont censés s'adresser est très hétérogène: il va des gens à tendance évangélique à ceux qui leur réclament un engagement social concret, en passant par les mystiques, les distancés, etc. Impossible dans ces circonstances d'adopter une attitude qui contente chacun.   

Devenir pasteur?... Pourquoi pas!
Raoul Pagnamenta

L'Eglise se pose des questions tandis que se profile une pénurie de pasteurs. Comment procéder pour susciter de nouvelles vocations. Un groupe a planché sur le problème, et est d'avis qu'il importe notamment de moderniser le profil du ministère pastoral en développant la communication et en repensant la formation professionnelle et la gestion des ressources humaines.  

Il faut revoir la formation pastorale!
Maurice Baumann

La formation théologique qui donne accès au ministère pastoral s'acquiert à l'Université, et n'a que très peu évolué depuis le XIXe siècle. Ce, alors que la société civile, elle, a considérablement changé. L'auteur du présent article, lui-même professeur d'Université, est d'avis qu'il conviendrait de réduire l’enseignement des disciplines classiques et des langues au profit de disciplines théologiques inspirées de la sociologie, de l’ethnologie et des sciences des cultures et des folklores.   

De «je» à «nous»
Corinne Baumann

L'Eglise, pour des raisons notamment financières, impose à ses ministres de travailler en groupe. Ce qui n'est pas une mince affaire, et qui entraîne passablement de réticences et d'incertitudes. L'auteure du présent article a rencontré Raymond Gafner qui a supervisé passablement de ces «collectivisations». Sans nier les difficultés qui peuvent surgir ça et là, il tire un bilan globalement positif de ce changement de pratiques et de mentalités.  

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