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Même si on préfère ne pas trop l’évoquer, «des fois que ça amène la poisse», l’exclusion ne laisse pas d’inquiéter, tant sa progression se vérifie aujourd’hui dans la plupart des catégories professionnelles. Le plan sur les moyens d’en sortir avec Christian Beuret et Silvia Jaquet du secteur «Insertion» du CSP.
Beaucoup de gens sont exclus du monde du travail. Les «inemployables» dit une certaine terminologie de catégorisation sociale. Non qu’ils soient incapables pour raison de santé, car ils relèvent alors de l’assurance invalidité; non qu’ils ne veuillent pas, argument qu’agite une certaine politique, mais parce qu’il n’y a plus de travail pour eux. Voici quinze ans, en situation de plein emploi, les personnes à «l’assistance» se comptaient sur les doigts d’une main. Aujourd’hui, dans le canton, le taux de chômage frise 5% et les personnes aidées par les services sociaux atteignait 8979 en 2003, soit 5.35% de la population globale.
La majorité des personnes qui sont sans emploi ne demandent qu’une chose: travailler! Pas toujours uniquement parce que l’activité salariée permet - ou devrait permettre - l’indépendance financière, mais aussi parce que le travail reste la valeur centrale de notre société, et que de cette activité dépendent également la socialisation, la reconnaissance et l’estime de soi.
De l’insertion sociale à l’insertion professionnelle
Depuis quelques années, les autorités de notre Canton ont instauré certains programmes d’insertion pour répondre aux besoins de citoyens décontenancés par la tournure des événements. S’ils procurent parfois une réinsertion professionnelle, ils permettent aussi - apport appréciable - de garder un lien social, un rythme, une dignité. On y acquiert et y développe un savoir-faire professionnel, des compétences sociales, relationnelles et culturelles. Atouts qui comptent autant que les qualifications professionnelles. Ces programmes offrent des prestations variées, un cadre et des activités diverses. Ils répondent précisément aux attentes et besoins de leurs bénéficiaires.
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Le site Internet www.insersop.ch permet de visualiser la carte des programmes du canton et de comprendre les différentes catégories ainsi que leurs spécificités.
Le CSP s’implique
Nous vivons une drôle d’époque, où l’économie mondialisée a supplanté l’individu, tout comme autrefois la nation et la religion ont pu le faire. Le rôle de l’Etat social est de veiller à ce que chacun de ses membres soit respecté dans son intégrité physique et psychique. C’est en ce sens que les programmes ont tout leur sens et que le CSP est impliqué depuis 1997 par son secteur «Insertion» de La Joliette, à La Jonchère. De même, une collaboration entre le CSP et le Site de Cernier a été mise sur pied en avril 2000, puis dès janvier 2003 avec le programme ART à Job Eco SA pour le site du Locle. Caritas, de son côté, collabore pour ce même programme avec les sites de Neuchâtel et de Travers.
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Christian Beuret et Silvia Jaquet
(Photo: L. Borel)
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à Neuchâtel
11, rue des Parcs
tél. 032 722 19 60
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à La Chaux-de-Fonds
23 rue Temple-Allemand
tél. 032 967 99 70
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