La Vie Protestante neuchâteloise
n° 178 • octobre 2005
Amour ne rime plus avec toujours
Denis Perret

Même si l’on prétend qu’il n’est plus ce qu’il était, l’amour en couple, au sens notamment hormonal, n’a guère évolué. Les gens ne s’aiment pas moins qu’avant, mais les conditions dans lesquelles les couples se forment ont changé. Autrefois, le mariage était avant tout économique. Aujourd’hui, il est principalement une affaire de sentiments. Or, l’affectivité ne se contrôle pas. Le couple se révèle ainsi un élément vivant, qui est susceptible de mourir avec le temps.  

Les mille et une manières d’être à deux
Cédric Némitz

Autrefois, la vie commune n’était possible que dans le mariage. Aujourd’hui, l’éventail des manières de «vivre à deux» s’étend à l’infini. Souvent blessés par une expérience douloureuse, ou apeurés à l’idée de passer tout leur temps en couple, beaucoup de gens cherchent à ne partager que le bon côté d’une relation. Si le mariage n’est plus trop en vogue, le célibat, lui, prend de l’ampleur. Ce, même si la relation amoureuse garde tout son attrait.  

Mon père, ma mère, mes frères et mes sœurs, oh-oh...
Laurent Borel

Les familles se font, se défont, pour en former de nouvelles. Pour les enfants d’aujourd’hui, ces recompositions engendrent parfois des va et viens, des foyers où chacun occupe plusieurs rôles. L’auteur du présent article évoque cette situation en se mettant dans la peau d’un garçon qui a, comme le veut la formule, «deux papas», «deux mamans», et «tout plein de frères et sÅ“urs».  

La vérité en face
Laurent Borel

La famille traditionnelle, comme on la définit depuis des décennies, composée d’un père, d’une mère et de deux enfants, ce modèle du bonheur éternel, ainsi que d’aucuns aiment à le voir, ne présente pas, loin s’en faut, les garanties de félicité qu’on lui attribue. Chacun peut le constater autour de lui: les dissensions, les guerres conjugales et les divorces sont de plus en plus patents. Au point que les couples qui «marchent» et qui donnent envie forment une minorité. Pourquoi ne pas l’admettre dès lors, affirme l’auteur du présent article: il vaut souvent mieux être seul(e) que mal accompagné(e).  

Le père revient, environné de mystère...
Pierre-Alain Heubi

Dans la famille d’aujourd’hui, le père en a pris un méchant coup. Son rôle a été mis à mal, sous-estimé, et il s’est partant réduit comme peau de chagrin. Or, l’homme a une fonction essentielle vis-à-vis de ses enfants, celui de le faire grandir face aux autres, dans le monde. Il serait temps qu’on lui redonne les moyens de l’assumer.  

Familles et Bible: étranges tableaux!
Corinne Baumann

On imagine la Bible imposer des schémas familiaux très rigides. Or, dans ses nombreux récits qui y font référence, elle surprend souvent par des histoires loin de la morale attendue. Jésus lui-même n’avait pas le sens de la famille très développé, allant jusqu’à renier les liens de sang pour élargir l’horizon familial à un concept plus large. En fait, et n’en déplaise aux partisans du prétendu modèle familial de «chrétienté traditionnelle», de nombreuses familles recomposées sont très proches des récits bibliques.  

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