La Vie Protestante neuchâteloise
n° 182 • mars 2006
Qu'est-ce que ça a changé?
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Images. Au pluriel, bien sûr! Emportées après la dernière journée synodale qui a réunir aux conséquences des priorités décidées pour l’EREN.  

Une journée annoncée pour concrétiser le projet d’une Eglise qui veut se recentrer autour de ce qui lui est essentiel: «célébrer et témoigner en paroles et en actes ». Or, à l’issue d’une journée de travail, les participants s’interrogent sur les suites à donner. La journée n’a pas accouché d’un plan d’action immédiatement applicable, ni même répondu aux multiples questions pratiques engendrées par les décisions synodales. Quid? Cible manquée? Pas à en croire la mine plutôt réjouie des participants: «Il y a trop de choses intéressantes», lance l’un d’eux devant la diversité des sujets proposés par ses pairs.

En effet, plutôt que de choisir eux-mêmes les thèmes, les organisateurs ont pris le risque de laisser les participants les définir (voir encadré). Pari gagné. Nombreux sont ceux qui suggèrent un thème et prennent l’initiative d’animer un groupe. Les échanges sont de qualité. Dans une sorte de confiance venue d’on ne sait où - oui, on le sait - l’on dit les sentiments et ressentiments et l’on passe ensuite, presque naturellement, à des ébauches de projets.

«La Journée laisse un reflet de l'EREN: une Eglise où il y a trop de «choses intéressantes»...»

Là, dans les groupes comme en plénum, on n’est pas toujours d’accord. On s’écoute, on cherche à comprendre, on glane un renseignement, on tente une contribution personnelle... Les uns découvrent que les mêmes préoccupations existent ailleurs; d’autres se laissent interpeller par la motivation des acteurs de l’Eglise. Une sorte de laboratoire d’idées et de questions. Peu à peu, entendre et se faire entendre paraissent plus urgents qu’évoquer les contraintes qui poussent l’EREN à fixer des priorités...

«Faire corps», demande-t-on. L’Eglise doit «faire corps». Le mot d’ordre touche à une attitude de confiance et d’écoute plus qu’à une proposition de projet nouveau.

Plus qu’un plan d’action, la journée laisse un reflet de l’EREN: une Eglise où il y a «trop de choses intéressantes»; où de nombreux acteurs motivés sont prêts à se lancer dans le débat ou à initier des projets; où l’on sait écouter, dire ce qu’on pense, comprendre un avis opposé; où les acteurs expérimentent le besoin de se rencontrer, d’échanger quelques réponses, mais surtout des questions.

La journée a donc constitué une étape importante dans un processus difficile: elle laisse une multitude d’images, traces, indices, phrases, attitudes, demandes dont il faudra tenir compte pour poursuivre le travail. Il y a donc bien un «avant» la journée synodale du 21 janvier et un «après».   

Gabriel Bader - Conseil synodal


Echantillon de thèmes

- Célébrations diversifiées
- Paroisse internet?
- Actes ecclésiastiques payants?
- Proposer la foi
- Etre dans le monde et pas du monde
- Place et rôle des laïcs
- Assidus aux prières
- Du confort à l’agitation-panique

   
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