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En février s’est tenue au Brésil la 9e Assemblée du Conseil œcuménique des Eglises (COE). Un tremplin indispensable à une meilleure compréhension entre les peuples.
Groupant 348 Eglises venant de 120 pays, le COE représente plus de 560 millions de chrétiens; l’assemblée qui s’est tenue cette année à Porto Alegre est donc le plus grand rassemblement d’Eglises au monde.
Cette rencontre rassemble des représentants d’Eglises de tous les continents qui partagent leurs préoccupations et leurs joies, qui puisent dans les Ecritures leur inspiration et qui prient ensemble, en particulier pour leur pays. Imaginez la femme brésilienne pentecôtiste, le responsable de l’Eglise méthodiste du Bénin et un pasteur réformé zürichois échanger sur le droit des peuples à l’eau!
| «Le COE a décidé par consensus, plutôt que d’appliquer un système parlementaire» |
Malgré cette diversité, l’assemblée s’est mise d’accord pour que l’eau soit non seulement protégée, mais aussi partagée! A mi-parcours de la décennie contre la violence, cette assemblée a été l’occasion de présenter des projets menés par les Eglises pour développer une attitude non-violente. Par exemple, quatre jeunes palestiniens ont dit leur travail quotidien contre l’humiliation et la peur; au Brésil, 500’000 armes ont été déposées par leurs propriétaires et détruites; les participants ont brisé le silence et dénoncé la situation en Ouganda du Nord où est menée depuis dix ans une véritable politique de génocide. Les Eglises sont invitées à poursuivre leurs efforts pour vaincre la violence.
Pour la première fois, et sous l’impulsion de l’Eglise orthodoxe, le Conseil œcuménique a procédé à des prises de décision par consensus, plutôt que d’appliquer un système parlementaire.
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En vue de cette Assemblée, la Fédération des Eglises protestantes de Suisse (FEPS) a préparé un document intitulé Globalance, traitant de la mondialisation dans une perspective chrétienne. Issu de discussions enflammées au sein de l’Assemblée réformée mondiale (ARM), où les Eglises du Sud reprochaient aux Eglises du Nord de laisser leurs pays être dévastés par la mondialisation économique, ce document donne des pistes intéressantes et utiles pour une mondialisation à visage humain. Le Conseil synodal a remis ce document aux responsables politiques du canton.
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Isabelle Ott-Baechler
(Photo: L. Borel)
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| Globalance en quelques mots |
«Il s’agit de trouver, dans le cadre de la mondialisation, un équilibre global de valeurs qui permettent d’améliorer le sort des plus faibles, tout en combattant les injustices et leurs causes», assure l’introduction de cet ouvrage d’une centaine de pages édité par la FEPS.
La FEPS veut contribuer à clarifier les définitions des positions conflictuelles en présence, mesurer la mondialisation à des valeurs fondamentales et formuler des perspectives d’action pour une mondialisation responsable.
Ouvrage à commander, au prix de 12 francs, sur le site www.sek-feps.ch.
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