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Dieu est-il mort, ainsi que l’affirment certains? Ou demeure-t-il, malgré le matérialisme ambiant, une référence, LA référence, qui donne du sens à la vie? A méditer!
«Le peuple et les cantons suisses, conscients de leur responsabilité envers la Création [...] et de leur devoir d’assumer leurs responsabilités envers les générations futures...»: ainsi commence la Constitution de notre pays, qui affirme que la force de la communauté se mesure au bien-être du plus faible de ses membres.
Cela n’est possible qu’en référence à ce Dieu Tout-Puissant. Les Eglises rappellent que ce Dieu s’intéresse à ces femmes et hommes qui vivent sur terre, dans notre pays. Les slogans à la mode nous répètent qu’il faut sans cesse croître et grandir, que seul le plus performant et compétent peut survivre. Les Eglises, elles, rappellent que Dieu a créé la terre et qu’Il l’a sauvegardée jusqu’à présent.
A cette vigilance, les Eglises sont fidèles, non seulement par le travail du Centre social protestant et les activités diaconales, mais aussi par les cultes et les célébrations. Le dimanche, la sonnerie des cloches nous rappelle que l’existence est plus importante que les biens matériels et que nous ne vivons pas que de pain.
Pour remplir ce ministère d’avocat des faibles, l’Eglise a besoin de l’argent. Elle a besoin de la contribution ecclésiastique qui se base sur une estimation des possibilités de chacun-e. Certains se demandent pourquoi payer cette contribution. Si quelqu’un a besoin d’un pasteur, il s’en trouve toujours un de disponible, que l’on contribue ou non! Comme l’Eglise catholique romaine de Genève l’a mentionné dans sa fameuse campagne publicitaire: «A la fin du film, le héros ne meurt jamais...», 70% des gens qui se déclarent protestants semblent penser ainsi, et ne contribuent plus. Le Conseil synodal de l’EREN ne sait pas (encore) pourquoi. Peut-être ont-ils été déçus par un pasteur ou fâchés par une prise de position politique de l’Eglise? Mais peut-être aussi qu’ils ne pensent «rien», qu’ils ne paient pas car cet acte n’a aucune conséquence directe sur le déroulement de leur existence. Certes, la contribution ecclésiastique n’est pas obligatoire, mais elle n’est pas facultative quand on est membre de l’Eglise.
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| «Nous perdrons trop si la louange de Dieu disparaît» |
La société perd beaucoup si elle perd les institutions qui rappellent la présence de Dieu. Elle se transforme vite en repère de requins si plus personne ne loue Dieu. Dans une société tentée par l’utilité comme unique valeur, celui qui n’est plus utile est mis sur une voie de garage. Même si certains garages sont dorés, ce sort n’est pas enviable...
«Il n’est pas facile de définir la religion. Peut-être pourrait-on l’exprimer négativement: la religion n’est pas utilité, convenance...», a dit le théologien juif Abraham Heschel. La prière et l’adoration de Dieu nous gardent de tout «chosifier», de tout transformer en marchandises. La prière, la célébration sont donc vitales. Si vous ne voulez plus (ou ne pouvez plus) prier, ni louer Dieu, permettez, grâce à votre contribution, que quelqu’un le fasse pour vous. Nous perdrons trop si la louange de Dieu disparaît.
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Georg Schubert - Conseil synodal
(Photo: L. Borel)
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