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Au sortir de la Seconde Guerre, la Fédération des Eglises protestantes de Suisse (FEPS) fonde l’EPER, pour venir en aide aux Eglises d’Europe les plus touchées par le conflit.
L‘«Entraide Protestante aux Eglises Ruinées» agit encore aujourd’hui sous ce sigle, même si, au fil du temps, son champ d’action s’est considérablement élargi et ses formes d’engagement humanitaire chrétien se sont diversifiées.
Hier
Jusqu’en 1954, l’EPER se profile donc progressivement comme l’oeuvre d’entraide des Eglises protestantes suisses sur le plan national et international. Les projets d’aide à la reconstruction émanant des Eglises cantonales sont peu à peu abandonnés au profit de cette structure commune. Par la suite, l’EPER étend son champ d’activités aux pays d’Afrique et d’Asie qui luttent pour leur indépendance politique et qui ont également besoin de soutien pour surmonter les crises qui les secouent. Mais ce grand élan de solidarité Nord-Sud est suivi, au début des années 70, d’une sorte de reflux: on prend alors conscience «qu’il ne s’agit pas uniquement de donner, mais aussi de prendre moins» (Dom Helder Camara, Archevêque d’Olinda et de Recife, Brésil). Il apparaît que les oeuvres d’entraide ont aussi à relayer les revendications en provenance des pays d’outremer au travers, notamment, des médias audio-visuels. Lutter contre l’oppression et le racisme devient une dimension incontournable de l’aide au développement. Dans les années 90, l’écroulement du bloc soviétique, la fin de l’apartheid en Afrique du Sud et les mouvements internationaux pour la démocratie et la paix ouvrent la voie à de nouveaux programmes de reconstruction.
Aujourd’hui
L’EPER est actuellement présente dans 45 pays. Son engagement, basé sur l’amour du prochain et la sauvegarde de la Création, se réalise en collaboration avec des partenaires locaux qui connaissent les réalités des personnes les plus défavorisées.
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Sur le plan international, l’EPER doit de plus en plus souvent fournir des aides d’urgence après des catastrophes naturelles ou suite à des conflits. Mais elle reste présente, pour assurer la reconstruction dans la durée, encore longtemps après que les feux de l’actualité se sont déjà braqués sur d’autres situations et régions du monde. Son action en Suisse, centrée jusqu’ici sur l’aide aux réfugiés, s’oriente de plus en plus largement vers les personnes migrantes, avec des offres de soutien juridique et des projets d’intégration.
Indispensable ici et maintenant
L’EPER est, avec Pain pour le prochain (PPP) et DM-échange et mission, l’une des trois oeuvres au travers desquelles l’EREN manifeste son appartenance à l’Eglise universelle et à la communauté humaine tout entière. Sans l’étroite collaboration qui unit ces organisations aux Eglises cantonales, l’EREN serait dans l’impossibilité de témoigner concrètement de l’attention qu’elle porte aux plus démunis dans le monde, et donc d’accomplir son ministère «Terre Nouvelle».
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Jacqueline Lavoyer - Conseil synodal
(Photo: EPER)
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Le site www.eper.ch propose une rubrique
«60 ans de l’EPER» très complète et
agréable à consulter.
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