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L'été, les distributeurs américains dictent le rythme et les exploitants européens suivent... Ils n'ont pas le choix!
Pour le cinéphile, cet été n’inclinera pas à l’oisiveté. La saison sera même plutôt rude, tant les films se bousculent au portillon. Une flopée de superproductions américaines vont débarquer dans les salles. L’air du temps est au «sequel» (la suite) avec des «produits» comme «Garfield 2» ou «The Fast and The Furious 3» ou à la restitution sur grand écran des séries télés. Ce recyclage souvent pitoyable atteste de la sévère crise d’inspiration que traverse actuellement le complexe militaro-industriel hollywoodien! L’on guettera pourtant la sortie de «Miami Vice» signé par Michael Mann, un cinéaste qui ne laisse jamais indifférent. Idem pour «Superman Returns» qui bénéficie aussi d’une signature prometteuse en la personne de Brian Synger, le réalisateur du premier volet très réussi des «X-Men». Effrayés par cette armada «pop-corn», rares sont les distributeurs indépendants à oser jouer la carte de la «contre-programmation», préférant attendre les frimas bienfaisants de l’automne pour tenter de sortir leurs films estampillés «art et essai».
En cherchant bien, le cinéphile pourra tout de même se mettre sous la rétine quelques films de qualité. A commencer par le merveilleux «Kiki la petite sorcière», un «vieux» Myiazaki qui enchantera à tout âge. Dans un tout autre registre, l’on découvrira avec curiosité «La raison du plus faible», une fable sociale présentée en compétition à Cannes et menée avec un entrain désespéré par le cinéaste belge Lucas Belvaux, dont on avait beaucoup aimé sa trilogie composée de «Un couple épatant», «Cavale» et «Après la vie».
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| «Cet été, une flopée de superproductions américaines vont débarquer dans les salles...» |
Autre sujet de curiosité, «La tourneuse de pages» du Français Denis Dercourt qui raconte l’histoire d’une fille de bouchers entraînée dans l’univers de la musique classique. Enfin, on a gardé pour la fin, le sublime «Be With Me» d’Eric Khoo, un jeune cinéaste de Singapour qui n’a pas son pareil pour nous conter trois histoires d’amour insulaires dont les personnages «dansent» un étrange ballet, lequel mêle de façon très subtile, fiction et documentaire, clip et cinéma muet, presse people et littérature.
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