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| Des «champs du repos»... |
Laurent Borel
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L'auteur du présent article avoue une certaine passion pour les cimetières: il les visite fréquemment, les photographie, les «écoute»... Il explique ce qui alimente ce goût, qu'il affirme être nullement morbide, macabre. A ses yeux, les cimetières peuvent (aussi) dire la beauté et la condition humaine...  |
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| Un cimetière, pourquoi donc? |
Paul-André Visinand
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Un cimetière, c'est un emplacement réservé aux défunts dans l'espace des vivants. On les y dépose au terme de rites funéraires que toutes les civilisations et religions connaissent. L'auteur du présent article est pasteur. Il évoque, à partir de son expérience, l'utilité de ces lieux dans le processus de deuil.  |
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| Ne plus déranger! |
Cédric Némitz
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Le cimetière n’est plus la seule dernière demeure: les pratiques se diversifient en matière de rites funéraires de manière à permettre au mieux aux vivants de reprendre une vie sociale. Les cimetières sont le reflet des hommes et des femmes qui les fréquentent, et aujourd’hui, la tendance est à l’individualisation, à la personnalisation des rites, options qui s’opposent à une façon de faire traditionnelle.  |
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| Respect d’autres tombes |
Laurent Borel
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L'actualité, s'agissant de cimetières en Suisse, est constituée pour l'essentiel par la revendication des musulmans à pouvoir bénéficier de quartiers qui respectent leurs rites. Cette demande a notamment été formulée dans le canton de Neuchâtel, où l'Etat, après négociations, est entré en matière, et a autorisé les communes, si elles le souhaitent, à libéraliser les pratiques imposées par la loi.  |
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| Vite fait... |
Corinne Baumann
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L'évolution sociale n'est pas sans effet sur la façon de gérer la et les mort(s): les crémations remplacent les inhumations, les dépôts en fosse commune ne cessent d'augmenter, l'assistance aux cérémonies funèbres diminue... Ces «nouveautés» sont le plus souvent dictées par un désir de «faire vite» et de dépenser le moins d'argent possible.  |
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| Crime odieux! |
Laurent Borel
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La profanation de cimetière devient, malheureusement, un crime de plus en plus répandu. Il résulte souvent d'actes gratuits et est le fait de gens inconscients de la dimension sacrée liée aux tombes et au culte des morts. Les sépultures sont autant de signes de l'appartenance humaine à une généalogie universelle qui confère du sens à l’Histoire. Les briser, c'est perpétrer quelque chose d'indicible.  |
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