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L’EREN veut faire face à l’évolution des mentalités plutôt que d’agir par défaut. Aussi la bénédiction des couples enregistrés sera-t-elle discutée au prochain Synode.
De tous temps, des situations personnelles ou familiales ont interpellé la pratique de l’Eglise. Celle-ci doit régulièrement se mettre en question, trouver sa place entre les transformations de la société et le message d’amour et de libération dont elle est responsable. Elle réfléchit à la meilleure manière d’être présente pour les personnes qui vivent un deuil, un divorce, une recomposition familiale, un projet de vie... Parmi ces projets de vie, on trouve le partenariat enregistré.
Le Conseil synodal considère qu’une réflexion de fond doit avoir lieu dans l’EREN sur l’éventualité d’un accompagnement liturgique pour couples partenaires. Comment peut réagir un pasteur à qui un couple chrétien pacsé fait une demande d’accompagnement? Le Conseil synodal estime que cette demande pourrait venir et qu’il s’agit d’avoir une politique claire de l’EREN.
La question de l’accompagnement liturgique de partenaires est sensible dans l’Eglise, puisqu’elle implique une prise de position sur l’homosexualité - à noter que le partenariat neuchâtelois concerne aussi des couples hétérosexuels. Les termes sévères dans lesquels la Bible se prononce sur l’homosexualité ont déclenché de nombreuses controverses. Ils ne dispensent pas l’Eglise de la nécessité de traiter de la question du lien qu’elle entretient avec les personnes qui vivent une telle situation. L’Eglise le fera à la lumière d’autres textes bibliques, qui nous présentent, par exemple, un Dieu incarné qui va à la rencontre de personnes en marge, parfois rejetées pour des motifs moraux.
Le Conseil synodal a donc décidé de proposer une première discussion au Synode de décembre afin de donner le temps aux paroisses de traiter ce dossier. Il souhaite vivement que l’ouverture d’esprit permette la sérénité nécessaire à de telles discussions, tant au Synode que dans les paroisses.
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Fabrice Demarle - Conseil synodal
(Photo: L.Borel)
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A Neuchâtel, l’enregistrement n’est pas fait à l’Etat civil, mais à la Chancellerie de l’Etat, sur la base d’un contrat de partenariat établi par un notaire. Ce contrat notarial neuchâtelois est destiné selon la législation cantonale neuchâteloise (juillet 2004), sans discrimination, à deux personnes de même sexe ou de sexe opposé. Des jeunes, des nouveaux couples âgés, des couples d’homosexuels ont par exemple recours au partenariat enregistré.
L’Etat civil est réservé au droit fédéral: la loi acceptée en juin 2005 en votation fédérale et entrant en vigueur en 2007 offre un partenariat enregistré uniquement à des personnes de même sexe, et celles-ci accèdent par le partenariat à une nouvelle catégorie d’état civil.
Le ThEF, Centre cantonal Théologie Education Formation, a déjà proposé des soirées de réflexion et de discussion sur l’homosexualité: les paroisses peuvent toujours profiter de cette offre pour entrer en discussion avec leurs membres.
Contact
Jean-Marc Noyer, 026 673 16 41
jean-marc.noyer@eren.ch
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