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Les directives anticipées, ou «Testament biologique», permettent au patient de transmettre ses volontés quant aux soins qu’on lui prodiguera en ses ultimes instants.
Comment s’y prendre pour faire conaître sa volonté à son médecin dans les moments ultimes de son existence, une étape durant laquelle on ne sera peut-être plus à même de communiquer, du fait d’un coma ou d’une maladie dégénérative?
Face à cette incapacité potentielle, la meilleure solution consiste à rédiger, à l’avance, un document destiné au personnel soignant et contenant nos directives. Ces dernières peuvent être très précises: refus de traitement aux neuroleptiques au profit d’autres thérapies, ou plus générales: abstention de tout acharnement thérapeutique, souhait de bénéficier de soins palliatifs?. Ces volontés doivent en principe être respectées. Certaines demandes particulières ne peuvent cependant pas toujours être exaucées pour des raisons diverses: couverture d’assurance inadaptée ou inadéquation avec d’autres traitements en cours, notamment.

Ces directives peuvent également être assorties de volontés relatives aux derniers instants de la vie et des suites à donner après le décès: autopsie, don d’organes, etc.
Au cas où certaines demandes ne seraient pas suffisamment claires, ou difficiles à appliquer en fonction des circonstances, l’auteur désigne alors un représentant thérapeutique chargé de les faire respecter ou de prendre les décisions à sa place. Il s’agira bien évidemment d’une personne de confiance, à même d’agir au plus près des convictions du patient.
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Ces directives bénéficient d’un statut aujourd’hui incontestable. Ainsi, l’Etat de Neuchâtel en impose-t-il expressément le respect au personnel soignant. Toutefois, si la volonté exprimée par le patient entraîne des conséquences graves pour ce dernier, le médecin est alors en mesure de recourir auprès de l’autorité cantonale compétente.
Afin de s’assurer de la prise en compte de ces directives le moment venu, il convient d’informer de leur existence son entourage ainsi que ses médecins traitants et, le cas échéant, son représentant thérapeutique. On peut aussi leur en remettre une copie et en porter une sur soi. Il faut par contre éviter de mentionner ces directives dans un testament successoral, lequel n’est ouvert qu’après le décès. Relevons que ces dernières peuvent être annulées ou modifiées en tout temps.
Il peut être malaisé pour certaines personnes de formuler de telles directives par écrit. C’est pourquoi le service juridique du CSP se tient à leur disposition pour tout renseignement complémentaire et leur indiquer les coordonnées d’institutions ayant édité des modèles de directives. De plus amples informations figurent dans la brochure «L’essentiel sur les droits des patients» éditée en plusieurs langues par les autorités cantonales. Elle peut être obtenue au 032 889 52 08 ou téléchargée sur le site www.sanimedia.ch
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Olivier Correvon
(Photo: P. Bohrer)
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à Neuchâtel
11, rue des Parcs
tél. 032 722 19 60
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à La Chaux-de-Fonds
23 rue Temple-Allemand
tél. 032 967 99 70
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