La Vie Protestante neuchâteloise
n° 191 • février 2007
Courrier des lecteurs - VP 191
courrier

En écho à l'article de Christine Dusong «Un héritage plein de sens» paru dans la VP de décembre 2006.

Tout d’abord un grand merci et bonne chance à Laurent Borel pour ses futurs projets.

Pour répondre à Christine Dusong, moi aussi, je suis très inquiète pour l’avenir chrétien de nos enfants. Les parents les baptisent, mais ne nouent plus des rapports Eglise-école et encore moins avec les enseignements religieux dans les lieux de vie.

Pendant 30 ans, j’étais rayonnante comme monitrice d’Ecole du dimanche. Je trouvais le temps d’apprendre uns saynète de Noël à un groupe d’enfants disponibles le mercredi après-midi, dès le mois de novembre. Ils étaient fiers, mais avaient le trac de se présenter devant leurs camarades de classe (primaire) et devant les personnes âgées de la paroisse et au temple devant les fidèles.

Depuis la réforme 2003, l’EREN a perdu le contact régulier avec tous les jeunes enfants, mais surtout avec l’école et leurs parents qui démissionnent.

Je m’investis toujours auprès des enfants de 6 à 11 ans, mais je suis déçue de la motivation de leurs parents. D’accord, dans le lieu de vie de Cernier, nous avons instauré, toutes les six semaines, une rencontre appelée: Samedi-Dieu, nous avons bientôt plus d’enfants suivis et assidus, pourquoi? En tant que chrétiens, notre tâche est de transmettre les valeurs spirituelles. Ce n’est plus les gens au loin que nous devons évangéliser, mais bien les parents et leurs enfants et les adolescents, car c’est l’avenir de l’Eglise chrétienne. Les laïques engagés et les ministres: il faut continuer et persévérer car nous sommes responsables envers les générations futures, mais quels soucis, et à quel prix!

Fraternellement,

Danièle Favre, Cernier

Caisse unique et sociale pour l’assurance maladie

Pascal Couchepin, dans une interview publiée dans L’Impartial – L’Express du 23 décembre, «fusille» l’initiative fédérale «Pour une caisse maladie unique et sociale». Parmi son argumentation, nous nous arrêterons à l’affirmation que la prime serait en réalité un nouvel impôt et que la classe moyenne en supporterait l’essentiel des charges.

Qu’en est-il?  Le texte de l’initiative indique effectivement que les primes seraient fixées «en fonction de la capacité économique des assurés-es».

Que selon les calculs de santésuisse et du Département fédéral de l’intérieur, la charge pourrait s’élever à des montants équivalents à 70%, voire à 80% des impôts cantonaux.

Et aujourd’hui?  Prenons le cas réel d’une famille que l’on peut situer dans la classe moyenne: Fr. 95032.- de salaires nets cumulés du couple, trois enfants encore aux études, pas de droit aux bourses ni aux subventions de caisses maladie, pas de retard dans les paiements, pas de fortune:

  • impôt cantonal 2006: Fr. 7618.90
    (impôts totaux: Fr. 12196.-)
  • frais de caisse maladie (sans franchises ni participations): Fr. 13958.-
  • pourcentage de l’impôt cantonal: 183,2% (114,5% sur impôts totaux)!

Qui ne souhaiterait pas réduire ses dépenses d’assurance maladie de 180% à 80%?  On est loin de l’évaluation assénée, et c’est aujourd’hui que la classe moyenne trinque. Vive la caisse unique! Pour les familles tout au moins…

Christian Beuret, assistant social 


   
  
   
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