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En écho à l'article de Christine Dusong «Un héritage plein de sens» paru dans la VP de décembre 2006. Tout d’abord un grand merci et bonne chance à Laurent Borel pour ses futurs projets.
Pour répondre à Christine Dusong, moi aussi, je suis très
inquiète pour l’avenir chrétien de nos enfants. Les parents les
baptisent, mais ne nouent plus des rapports Eglise-école et encore
moins avec les enseignements religieux dans les lieux de vie.
Pendant 30 ans, j’étais rayonnante comme monitrice
d’Ecole du dimanche. Je trouvais le temps d’apprendre uns saynète de
Noël à un groupe d’enfants disponibles le mercredi après-midi, dès le
mois de novembre. Ils étaient fiers, mais avaient le trac de se
présenter devant leurs camarades de classe (primaire) et devant les
personnes âgées de la paroisse et au temple devant les fidèles.
Depuis la réforme 2003, l’EREN a perdu le contact
régulier avec tous les jeunes enfants, mais surtout avec l’école et
leurs parents qui démissionnent.
Je m’investis toujours auprès des enfants de 6 à 11 ans,
mais je suis déçue de la motivation de leurs parents. D’accord, dans le
lieu de vie de Cernier, nous avons instauré, toutes les six semaines,
une rencontre appelée: Samedi-Dieu, nous avons bientôt plus d’enfants
suivis et assidus, pourquoi? En tant que chrétiens, notre tâche est de
transmettre les valeurs spirituelles. Ce n’est plus les gens au loin
que nous devons évangéliser, mais bien les parents et leurs enfants et
les adolescents, car c’est l’avenir de l’Eglise chrétienne. Les laïques
engagés et les ministres: il faut continuer et persévérer car nous
sommes responsables envers les générations futures, mais quels soucis,
et à quel prix!
Fraternellement,
Danièle Favre, Cernier
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Caisse unique et sociale pour l’assurance maladie Pascal Couchepin, dans une interview publiée dans L’Impartial – L’Express
du 23 décembre, «fusille» l’initiative fédérale «Pour une caisse
maladie unique et sociale». Parmi son argumentation, nous nous
arrêterons à l’affirmation que la prime serait en réalité un nouvel
impôt et que la classe moyenne en supporterait l’essentiel des charges.
Qu’en est-il? Le
texte de l’initiative indique effectivement que les primes seraient
fixées «en fonction de la capacité économique des assurés-es».
Que selon les calculs de santésuisse et du
Département fédéral de l’intérieur, la charge pourrait s’élever à des
montants équivalents à 70%, voire à 80% des impôts cantonaux.
Et aujourd’hui? Prenons le cas réel d’une famille que l’on peut situer dans la classe moyenne: Fr. 95 032.-
de salaires nets cumulés du couple, trois enfants encore aux études,
pas de droit aux bourses ni aux subventions de caisses maladie, pas de
retard dans les paiements, pas de fortune:
- impôt cantonal 2006: Fr. 7 618.90
(impôts totaux: Fr. 12 196.-) - frais de caisse maladie (sans franchises ni participations): Fr. 13 958.-
- pourcentage de l’impôt cantonal: 183,2% (114,5% sur impôts totaux)!
Qui ne souhaiterait pas réduire ses dépenses d’assurance maladie de 180% à 80% ? On est loin de l’évaluation assénée, et c’est aujourd’hui que la classe moyenne trinque. Vive la caisse unique ! Pour les familles tout au moins… Christian Beuret, assistant social
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