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En 2007, la VP propose un tour d’horizon des actions
de diaconie de proximité au sein de l’EREN. Des approches
qui visent toutes à rassembler les forces plutôt
qu’à les diriger. Première étape.
Les paroisses de l’ouest neuchâtelois, de Boudry
à La Béroche, furent les premières à
créer un poste de diaconie de proximité. C’est la
diacre Martine Robert qui, sans disposer de modèle
préexistant, a relevé ce défi. Après une
étape de recensement des acquis et des besoins, elle a notamment
contribué à créer des liens entre la paroisse et
la population au travers d’une présence pleinement
intégrée à la braderie de La Béroche, un
événement local incontournable de la vie villageoise.
Le groupe «Parent seul avec enfants» est né
du constat des besoins fondamentalement nouveaux des parents
élevant seul leur-s enfant-s. Ce groupe propose une rencontre
mensuelle durant laquelle les enfants sont pris en charge. Des
invités, à même de rencontrer les besoins
spécifiques des participant-e-s, y interviennent.
Une autre attente fut celle de «simplement chanter»
manifestée par plusieurs personnes de la région.
Même si cela ne ressemble pas à de l’entraide
«pure et dure», la présence de ce groupe apporte une
réelle joie de chanter à ses participant-e-s.
«Un projet est prêt à démarrer
quand les yeux se mettent à briller et que les gens
s’exclament: Oui, c’est cela qu’il nous faut!»
Martine Robert
La Chaux-de-Fonds: une présence en marge
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Le diacre Sébastien Berney en collaboration avec son
homologue catholique, le prêtre Don Marco, sont les
témoins discrets d’une Eglise qui se tient près des
gens au seuil de la société. C’est justement au
lieu-dit «Le seuil» – émanant du Centre de
prévention et de traitement de la toxicomanie – que ce
diacre prend part à la soupe de midi ou au repas du mardi soir.
Il est également présent au Café du Marché.
Son rôle consiste «juste» à être
là, disponible pour jouer aux cartes ou simplement pour
écouter. Si le contact débouche parfois sur un moment
plus personnel, le plus souvent c’est par un regard ou une parole
de réconfort que se dit l’essentiel.
«Chaque rencontre est précieuse, qui sait si
je reverrai demain la personne avec laquelle je viens juste
d’échanger un sourire?»
Sébastien Berney
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Neuchâtel/canton: redire nos racines
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Pour Elisabeth Reichen, animatrice au plan cantonal et diacre
de proximité à la paroisse de Neuchâtel, il
s’agit de rappeler nos origines judéo-chrétiennes
comme une part essentielle de notre identité. C’est donc
tout naturellement au travers d’événements
culturels – conférences, expositions, concerts –
qu’elle rejoint les gens. En 2005, l’exposition sur la
mort, vue par les différentes cultures et religions, soulevait
de cruciales questions existentielles tout en permettant de se situer
face à des visions religieuses variées. La mixité
culturelle a elle aussi été abordée en 2006, dans
le cadre de Neuchâtoi, avec l’exposition «Traces
d’ici et de là».
Avec cette approche, Elisabeth Reichen intègre mission
«au loin» et mission «au près» comme les
deux temps d’une respiration. Pour comprendre ceux qui vivent au
loin, il importe de rencontrer les étrangers vivant ici. Il en
ressort une compréhension et une compassion nouvelles à
l’égard de notre prochain, quel qu’il soit.
«En 2007, je rêve à la multiplication
d’églises et de lieux ouverts avec une présence
ministérielle sur place. Des visites pastorales… mais
à l’envers!»
Elisabeth Reichen
A la paroisse de La Côte, c’est Anne-Lise Steiner,
une laïque, qui coordonne le «filet» des actions de
proximité. Deux personnes visitent les habitants de Peseux,
Corcelles et Cormondrèche hospitalisés à
Neuchâtel, trois visiteurs se rendent dans les homes et trois
autres rencontrent à domicile celles et ceux qui se sentent
seul-e-s.
Les jubilaires de 80, 85 et 90 ans, ainsi que les couples
fêtant leurs noces d’or, sont systématiquement
visités.
La paroisse, en lien avec l’Association
neuchâteloise des services bénévoles, propose des
chauffeurs bénévoles aux personnes sans voiture ou ne
pouvant conduire pour raison de santé.
«A l’avenir, nous aurons besoin de plus de
personnes disponibles pour visiter les gens à domicile et
partager un moment d’amitié…»
Anne-Lise Steiner

Le club de midi: un rendez-vous qu'on ne manque sous aucun prétexte.
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La VP (pah)
(Photos: 1, P. Bohrer; 2, sp; 3, pah)
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