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Comme chaque année, le retour des hirondelles est marqué par deux actions d’Eglise: le CSP, avec son traditionnel appel de mars, et la campagne œcuménique de Carême.
A priori ces deux actions n’ont rien en commun. La première sensibilise à la précarité grandissante chez les jeunes, due autant à certaines erreurs de parcours de certains qu’à des contextes familiaux défavorables. La seconde tire la sonnette d’alarme de l’exploitation en Asie notamment, où des ouvriers sont sacrifiés sur l’autel de nos «prix cassés».
La famille humaine fonctionne comme un tout. Rien ne se passe chez l’un sans qu’un autre en soit affecté, une interdépendance qui s’est amplifiée avec la mondialisation par laquelle «tout se sait».
Lorsque j’appuie sur mon clavier d’ordinateur, je touche les extrémités du monde, je frôle d’autres mains qui y sont passées avant moi, furtivement, le temps de fixer huit touches…
Et si notre jeunesse occidentale peinait à «se trouver» parce que ceux qui les précèdent auraient mis en oubli la règle d’or: «Ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasse»?
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Nous sommes offusqués qu’ils ne s’investissent pas davantage dans ce monde que nous leur léguons. Mais nous acceptons sans sourcillier d’exploiter 40 millions d’autres êtres, jeunes pour la plupart, pour qui le mot «avenir» n’a strictement aucun sens. Incohérents que nous sommes… A l’orée du Carême, nous pouvons méditer à profit l’invite du prophète à un peuple devenu, lui aussi en son temps, inconsistant. De notre méditation puissent découler des actions dont les générations pourront s’inspirer.
«…Dénoue les liens de la servitude, […] et que l’on rompe toute espèce de joug; partage ton pain avec celui qui a faim, et fais entrer dans ta maison les malheureux sans asile; […] ne te détourne pas de ton semblable. Alors ta lumière poindra comme l’aurore, et ta guérison germera promptement; ta justice marchera devant toi, et la gloire de l’Eternel t’accompagnera.»
Esaïe 58:6-8.
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