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Deuxième étape d’un tour d’horizon de la diaconie de proximité: à La Chaux-de-Fonds, avec une stratégie de visites des familles; à Neuchâtel, avec les «cabossés de la vie».
Rejoindre les familles
Le temps où le pasteur visitait chacune de ses ouailles est aujourd’hui révolu. La paroisse de La Chaux-de-Fonds a planché sur la question d’un réseau de visites depuis un certain temps déjà. Si dans un premier temps l’offre était orientée vers les personnes âgées, esseulées ou se déplaçant avec peine, le centre d’activité «diaconie et entraide» a décidé, parallèlement, de contacter une cinquantaine de familles avec enfants d’âge préscolaire. La paroisse a pu compter sur le savoir-faire de Rico Gabathuler, diacre suffragant et ancien professionnel du marketing. Il s’agit, dans un premier temps, d’établir un contact pour dire, avec ou sans mots, «vous êtes importants pour nous». Une approche qui fleure bon une Eglise prête à se réinventer.
«Collaborer aux côtés d’autres et apporter la prise en compte de la part spirituelle en chaque être humain»
Rico Gabathuler
La rue est leur Eglise
Une permanence pour «faire Eglise» avec les gens, telle est la vocation de la Lanterne, le lieu d’accueil de l’aumônerie œcuménique de rue de Neuchâtel, chapeautée par l’association DORCAS. Pour ceux dont la vie est bien souvent une succession de crève-cœur, il importe de trouver un îlot où reprendre force. Viviane Maeder, diacre, se sent à l’aise avec ceux qui «errent» faute de racines. Le rôle de l’équipe, qui groupe plusieurs bénévoles, consiste à «être là» avec eux, à l’instar du Christ qui s’est tenu proche des exclus. Une présence dont les visiteurs ont un immense besoin, pour faire face à une décision judiciaire ou pour envisager une nouvelle étape.
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«Quand tu as été victime d’un abus, tu as besoin d’un lieu où tu te sens en sécurité»
Viviane Maeder
Séparés par une porte de la cafét’, la chapelle permet un partage dans l’intimité, quand le sac est décidément trop lourd. A l’issue de ce temps, Viviane propose de «déposer devant Dieu» ce qui s’est dit ou d’inscrire son nom dans le «livre», là où figurent ceux pour qui l’on prie le mercredi. Dans ce travail dit «de bas seuil» la notion de progrès est délicate à manier, mais ceux qui l’accomplissent savent où puiser de nouvelles forces.
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(vp/pah)
(Photo: P. Bohrer)
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