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Le ministère de la Défense britannique vient de publier des prédictions plutôt sombres sur l’état du monde en 2036: des humains dirigés par des groupes terroristes au moyen d’implants cérébraux, des armes capables de détruire les systèmes de communication de villes entières, un monde fort de huit milliards et demi d’êtres humains dont 98% de pauvres… Cette simulation empirique avait surtout pour but de «faire réagir», mentionnaient les rapporteurs.
Ces pronostics alarmistes et farfelus m’interrogent tout de même, surtout quand je pense à ceux qui auront alors à en découdre: nos enfants.
Dans ce registre, nous avons, mon fils et moi, pris part à la Bourse aux vélos le 28 avril dernier, un vaste marché lors duquel plusieurs centaines de bicyclettes s’échangent en l’espace de quelques heures. Si j’avais réglé mon réveil à 6h30, ce samedi-là, ce n’était ni par plaisir de prendre un bain de foule matinal, ni par esprit militant. Mais parce qu’au bout de la matinée, un petit défraiement attendait les bénévoles et que mon fils a vu, ces derniers temps, son train de vie augmenter plus vite que son argent de poche. Après deux heures passées en tandem à l’enregistrement des deux-roues, nous sommes redirigés vers des tâches différentes, je ne retrouve donc mon garçon qu’à midi, pour l’évaluation finale. Le responsable remercie le môme et le rétribue à part entière alors que nous étions inscrits comme «une seule force».
Ces mots d’encouragements résonnent encore aux oreilles du fiston qui a trouvé, ce jour-là, ses
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premières marques dans le monde des grands. Le repas-frites qui suivit rassembla deux êtres dont le rapport père-fils cédait peu à peu la place à une relation de partenaires.
De telles paroles, lancées et reçues, font reculer le spectre d’un avenir catastrophe. Des mots justes, dits à point nommé, sont notre seule vraie chance. Ils proviennent de personnes qui ont eu le privilège de les recevoir premièrement pour comprendre le rôle unique qu’elles avaient à jouer sur cette planète.
La semaine qui suivit cet épisode, j’assistai à la soirée de présentation de l’Ecole secondaire de mon village. Par-delà les méandres de la sélection de nos têtes blondes, je n’ai rien entendu d’une «préparation au monde de demain», ni senti la «niaque» d’enseignants prêts à casser la figure aux pronostics des futurologues. ll me semble que nombre d’institutions auraient à (ap)prendre du tissu associatif et bénévole pour renouveler leur vision et, partant, la pertinence de leur action.
Au rang des défis qui nous attendent, citons le contexte de métissage culturel et ethnique. Le dossier «musulmans parmi nous», devrait nous y préparer.
Bonnes découvertes!
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