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Chacun a la vie qu’il peut. Affirmation que Daniel de Roulet pose et confirme au long de son nouveau roman. Deux personnages principaux: Fumika, une jeune Japonaise de Nagasaki, pianiste de talent, qui voue une affection particulière à Mozart. Et Wolfgang, né à La Chaux-de-Fonds, qui joue du violon, un instrument qu’il délaissera au profit d’une brillante carrière de physicien nucléaire. Dans les deux camps belligérants, les savants s’acharnent à mettre au point l’arme absolue qui mettra fin à la guerre!
Nos deux protagonistes se rencontrent à Berkeley, sur la côte ouest des Etats-Unis. Une bourse permet à Fumika d’y poursuivre sa carrière de concertiste, tandis que
Wolfgang y est engagé comme assistant par le professeur Robert Oppenheimer. Il joue encore du violon et demande à Fumika de l’accompagner. Dès lors, sans s’éprendre l’un de l’autre, ils ne s’oublieront plus.
Wolfgang est appelé à poursuivre ses travaux à Chicago, puis à Los Alamos. Comme toutes les étrangères «ennemies», la jeune musicienne est internée dans un camp. Dans le désert du Nouveau Mexique, elle est vouée aux travaux ménagers des savants et des techniciens qui œuvrent autour de la bombe.
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Les chemins de Fumika et de Wolfgang se croisent à nouveau. Et se séparent une nouvelle fois par le retour au pays de la jeune Japonaise où elle est mariée de force à un pilote militaire qui meurt comme kamikaze au surlendemain de leur mariage.
L’intérêt de ce livre ne réside pas tant dans les péripéties de ses personnages que dans la découverte de deux mondes parallèles qui tantôt s’éloignent tantôt se rapprochent.
Comme Fumika, qui se laisse souvent emporter dans ses rêveries, la musique nous accompagne tout au long du roman. Oppenheimer avait pourtant lâché un jour à Wolfgang, le Chaux-de-Fonnier: «Votre Mozart nous fera-t-il gagner la guerre?»
Daniel de Roulet
Kamikaze Mozart
Ed. Buchet Castel, 2007 |
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